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Galerie du Centre

8 mars - 20 avril 2014

TYSZBLAT

“Laques de Tyszblat | Lack of Tyszblat”

“Laques de Tyszblat | Lack of Tyszblat”
“Laques de Tyszblat | Lack of Tyszblat”

Michel Tyszblat nous a quitté le 27 novembre 2013.
La dernière fois où nous l'avons vu, nous avions programmé cette exposition
que nous n’avons pas annulée car c'était ses dernières volontés.
Pour l'occasion, nous avons édité un catalogue.

Lettre à un ami, non mieux à un co-pain

voire à un co-peint


Oui à un co-pain car toi et moi avions l’habitude de partager presque tout hormis le jazz et la musique brésilienne que j’aime bien sans plus, tout le reste était un échange permanent : la politique, l’économie, l’Histoire, et naturellement la peinture.
Pas une fois, que tu ne sois venu à la galerie sans que nous abordions ces sujets.

Ce qui était plaisant dans nos échanges, ça n’était pas l’opposition frontale ou plutôt si, mais elle était entièrement dans la nuance voire mieux dans l’extrême subtilité.
En un mot, ce qui nous différenciait, c’était l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarettes, mais quelle qualité de papier !

Nous partagions aussi l’amour des mots, des jeux de mots, et des calambours mais avec une nette préférence pour les « pas terribles ».

À ce jeu-là, je ne sais pas qui était le meilleur.

Naturellement, le plus important dans notre partage, était notre vision commune sur la peinture, celle des autres, du passé ou du présent et bien naturellement la tienne.

À propos de la tienne, j’aimais beaucoup ta « slavitude ». Tes racines des pays de l’est te faisait admirer Chagall mais bien plus encore Kandinsky.
Comme tu avais raison ! Ces pères ont amené ton œuvre qui n’est remplie que de subtil, d’indicible et d’impalpable, ce qui fait que lorsque l’on pénètre dans ton œuvre, on ne peut plus s’en échapper parce que l’on est bien dedans : un doux bien-être. Solution thérapeutique miracle pour les dépressifs.

Quelques jours avant de nous quitter, tu étais venu me voir pour que l’on arrête une date d’exposition. Nous avions opté pour le 8 février 2014.

Cette exposition que tu voulais tant, je vais la faire (pour des raisons techniques, ce sera le 8 mars), mais je vais la faire pour pallier ton absence si présente (tu vois, moi aussi je joue avec les mots).

Ainsi ayant tes œuvres sur mes cimaises, tu seras là avec nous et nous ferons tout ce jour-là pour être heureux avec toi.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Texte d’Alain Matarasso – 30 novembre 2013
Visiter le site de la Galerie du Centre

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